L’incendie qui ravage l’ouest de la Gironde depuis mercredi continue de gagner du terrain et se rapproche désormais de l’agglomération bordelaise. Alimenté par des conditions météorologiques défavorables, le sinistre a déjà détruit 20 000 hectares de végétation et entraîné l’évacuation de plus de 110 000 personnes.
Face à la progression des flammes, la préfète de Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, Sophie Brocas, a annoncé de nouvelles mesures de protection. Huit communes situées aux portes de Bordeaux sont désormais directement menacées : Saint-Hélène, Salaunes, Lanton, Audenge, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Jean-d’Illac et Martignas-sur-Jalle, où se trouve notamment l’aéroport de Bordeaux. Les habitants sont invités à se préparer à une éventuelle évacuation, qui sera déclenchée par un message FR-Alert. À Audenge et Salaunes, les départs sont déjà en cours.
Les armées appelées en renfort
Devant l’ampleur de la catastrophe, le président de la République Emmanuel Macron a demandé la mobilisation des armées afin d’apporter « un renfort maximal » aux moyens de la sécurité civile. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réuni vendredi soir une cellule interministérielle de crise associant les ministères de l’Intérieur, des Armées, de la Santé, des Transports et de l’Environnement.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a également proposé la réquisition de moyens militaires pour soutenir les opérations de lutte contre les flammes.
Le Cap-Ferret entièrement évacué
La situation est également critique sur la presqu’île du Cap-Ferret, particulièrement fréquentée en pleine saison estivale. Les autorités ont ordonné son évacuation complète, aussi bien par la route que par voie maritime, afin de garantir la sécurité des habitants et des vacanciers.
À Bordeaux, les conséquences de l’incendie se font déjà sentir. Les fumées ont envahi l’agglomération, provoquant une forte dégradation de la qualité de l’air. La municipalité a diffusé une alerte à la pollution et recommande aux habitants de limiter leurs activités en extérieur tant que la situation ne s’améliore pas.


