En Nouvelle-Calédonie, la langue française est la langue maternelle de l’immense majorité des Calédoniens, -les Kanak ont leurs propres langues maternelles-. La culture régionale calédonienne, au travers des livres, du théâtre, du cinéma, de la poésie, de la cuisine ou des traditions calédoniens s’exprime en français, mais ce « français calédonien » possède ses accents, ses tournures de phrases et son vocabulaire particulier. Ainsi, un Parisien, un Marseillais ou un Réunionnais auront du mal à comprendre l’intégralité des aventures de “Tonton Marcel”. Un mot du lexique calédonien aujourd’hui : « la pêche à la balancine ».
Voyez-vous Matelots, dans le français standard, la balancine est un cordage lequel sur un voilier, maintient la bôme en hauteur. Il s’agit alors de la balancine de bôme. Elle sert également à régler la tension de la grand-voile. Tout ceci, évidemment, n’a pas de secret pour vous.
Si vous pratiquez le pêche au gros, vous savez que la balancine peut aussi un tangon à une hauteur donnée. C’est alors la balancine de tangon.
Si vous montez à dada, la balancine est familière pour vous : c’est une sangle qui assure une meilleure stabilité de la selle amazone.
En métropole, la balancine est un instrument de pêche. C’est un filet accroché à une structure rigide qu’il est possible de remonter avec une corde. La balancine est utilisée pour la pêche aux étrilles et aux dormeurs.
Chez nous, cette dernière version de la balancine était en usage pour la pêche des crevettes de mer. Mais ça fait belle lurette




