Une famille domiciliée à Fréjus puis à Toulon a été mise en examen pour « traite d’êtres humains ». Selon une enquête glaçante révélée par Var-Matin, ses membres ciblaient de jeunes militaires français originaires de l’océan Pacifique. Deux d’entre eux ont disparu, en 2022 et en 2023, et pourraient avoir été tués.
Une enquête ouverte sur près de quinze ans
L’affaire, qui s’étend sur une période allant de 2011 à 2025 entre Fréjus et Toulon, dessine le scénario d’une entreprise criminelle hors normes. Selon les informations recueillies par le quotidien régional Var-Matin, une famille est soupçonnée d’être impliquée à la fois dans la disparition de deux jeunes hommes et dans une série de violences et de séquestrations commises au préjudice d’au moins sept autres victimes.
Les personnes ciblées étaient toutes des militaires, ou des proches de militaires, originaires d’îles de l’océan Pacifique. Les auteurs présumés des faits, mis en examen le 29 mai dernier, seraient eux aussi originaires de cette région du monde.
Un mode opératoire bien rodé
D’après l’hypothèse privilégiée par les enquêteurs, le clan familial visait spécifiquement de jeunes militaires fraîchement arrivés en métropole et de ce fait coupés de leur entourage. Les fameuses « soirées tahitiennes », qui rassemblent traditionnellement les communautés océaniennes installées en France, auraient servi




