18 JUIN 1940 : QUAND LA NOUVELLE-CALÉDONIE RÉPONDAIT À L’APPEL
Il y a 86 ans, depuis les studios de la BBC à Londres, le général de Gaulle lançait son célèbre appel à la résistance. « Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. » Ces mots, prononcés le 18 juin 1940, alors que la France venait de signer l’armistice avec l’Allemagne nazie, allaient changer le cours de l’histoire.
À des milliers de kilomètres, la Nouvelle-Calédonie fut l’un des premiers territoires français à répondre à cet appel. Dès septembre 1940, l’île se ralliait à la France Libre, portée par l’élan d’une population qui refusait la défaite. De cette mobilisation est né le Bataillon du Pacifique, unité composite formée de volontaires calédoniens, tahitiens et néo-hébridais, décidés à reprendre les armes.
Ces hommes allaient parcourir la planète au combat. Du Moyen-Orient à la Libye, de Bir Hakeim — où ils s’illustrèrent aux côtés de la 1ère Brigade Française Libre en juin 1942 face aux blindés de Rommel — jusqu’en Tunisie, en Italie, puis aux plages de Provence lors du débarquement d’août 1944, les soldats du Pacifique




