La date n’est pas le fruit du hasard. C’est le 18 juin 2026, jour anniversaire de l’Appel du général de Gaulle, que le patrouilleur outre-mer Jean Tranape fait son entrée dans la rade de Nouméa, après plus de deux mois de transit depuis Brest. Un symbole fort pour un navire qui porte le nom d’un enfant du pays, Compagnon de la Libération.

Né à Nouméa en 1918 de parents d’origine vietnamienne, Jean Tranape s’était engagé dès 1940 dans le Bataillon du Pacifique, répondant à l’appel de la France Libre. Il s’illustra notamment à Bir Hakeim, en Libye, puis en Italie et lors du débarquement de Provence. Une trajectoire héroïque qui donne tout son sens au choix de cette date d’arrivée.
Quatrième bâtiment d’une série de six, le Jean Tranape est un patrouilleur de dernière génération, long de 80 mètres, déplaçant 1 300 tonnes à pleine charge. Construit par les chantiers Socarenam, il vient moderniser le dispositif de la Marine nationale dans le Pacifique en remplaçant les anciens P400. Il rejoindra l’Auguste Bénébig, premier navire de la série, déployé à Nouméa depuis juillet 2023.
Sa mission : surveiller la vaste zone économique exclusive calédonienne, lutter contre les trafics et la pêche illégale, et affirmer la souveraineté française dans un Pacifique aux tensions croissantes. Le public pourra assister à son arrivée en milieu de journée au Rocher à la voile.




