Le Stade Toulousain est entré dans la légende. En s’imposant face à Montpellier, les Rouge et Noir sont devenus le premier club de l’ère professionnelle à remporter quatre Boucliers de Brennus consécutifs. Une performance historique portée, en grande partie, par un homme : Peato Mauvaka.
Mauvaka, le retour du guerrier
Il revenait de loin. En délicatesse avec un genou ces dernières semaines, le Calédonien avait inquiété son staff. Mais le grand rendez-vous l’a transformé.Mais la 6e minute, après une folle chevauchée, Mauvaka plongeait dans l’en-but pour ouvrir le score, avant de s’offrir un doublé peu avant la pause. Il avait lancé son équipe. Deux essais, deux frappes chirurgicales qui ont immédiatement mis Toulouse aux commandes et brisé les ambitions d’un Montpellier pourtant réputé intraitable défensivement. Il avait retrouvé ses jambes au meilleur des moments.
Une première mi-temps de haute volée
La finale opposait deux philosophies de jeu radicalement différentes : la meilleure attaque du championnat face à sa meilleure défense. C’est Toulouse qui a imposé son style. Entre les deux essais de Mauvaka, Romain Ntamack alimentait le tableau d’affichage au pied, avant qu’Antoine Dupont ne conclue une action collective de haute facture juste avant la mi-temps. Malgré deux pénalités de Miotti pour Montpellier, les Héraultais regagnaient les vestiaires sévèrement distancés (25-6).
Une remontée stoppée sous l’orage
La seconde période a failli tout remettre en question. Piccardo relançait immédiatement le MHR dès la reprise, avant qu’un carton jaune infligé à Matthis Lebel ne redonne de l’espoir aux Cistes. La rencontre a ensuite été suspendue plusieurs minutes en raison d’un violent orage au-dessus du Stade de France — une parenthèse qui a semblé profiter aux Héraultais. Coly inscrivait un deuxième essai et ramenait Montpellier à portée, faisant naître le doute.
Mais les hommes d’Ugo Mola ont su puiser dans leur incroyable réserve d’expérience. Solides en mêlée, disciplinés dans les temps forts et imperméables défensivement, ils ont repoussé les derniers assauts montpelliérains pour conserver leur avance et soulever le Bouclier pour la quatrième fois de suite.
Une légende qui s’écrit match après match
Toulouse prolonge ainsi une série de onze finales remportées consécutivement, toutes compétitions confondues, depuis leur dernière défaite à ce stade en finale de Coupe d’Europe face au Munster en 2008. Saison après saison, les Rouge et Noir continuent d’imposer leur loi, emmenés par des hommes capables de se transcender dans les moments décisifs. Mauvaka, ce samedi soir, en a été l’incarnation parfaite.




