L’aventure des Bleus s’est arrêtée aux portes de la finale. Impressionnante depuis le début de la Coupe du monde 2026, l’équipe de France a été dominée par une Espagne supérieure dans tous les compartiments du jeu, mardi soir. Les champions d’Europe se sont imposés 2-0 et tenteront désormais de décrocher une deuxième étoile mondiale, seize ans après leur sacre de 2010.
Dès les premières minutes, la Roja a imposé son rythme grâce à une maîtrise collective remarquable. Sous l’impulsion de Rodri et Fabian Ruiz au milieu de terrain, les Espagnols ont confisqué le ballon et étouffé les initiatives françaises par un pressing intense, un placement irréprochable et une circulation de balle d’une grande précision. Les hommes de Didier Deschamps n’ont jamais réussi à développer leur jeu offensif.
Le tournant du match est intervenu à la 20e minute. Sur un ballon aérien mal négocié, Lucas Digne a percuté Lamine Yamal dans la surface. L’arbitre a immédiatement désigné le point de penalty. Mikel Oyarzabal n’a pas tremblé et a transformé la sanction avec sang-froid pour inscrire son cinquième but de la compétition.
Quelques minutes plus tard, les Bleus perdaient également William Saliba, contraint de quitter ses partenaires sur blessure. Déjà en difficulté dans le jeu, les Français rejoignaient les vestiaires sans avoir cadré le moindre tir.
Au retour des vestiaires, le scénario est resté identique. L’Espagne a poursuivi sa domination et a logiquement fait le break à la 58e minute. Au terme d’une longue séquence collective, Dani Olmo a parfaitement servi Pedro Porro, qui a conclu l’action pour porter le score à 2-0.
La réaction française est restée trop timide. Kylian Mbappé a bien tenté de relancer son équipe avec deux frappes non cadrées, mais les Bleus n’ont jamais trouvé les ressources pour inquiéter une défense espagnole parfaitement organisée.
En ce 14 juillet, la France a ainsi vu s’envoler son rêve de sacre mondial face à une sélection espagnole qui confirme son statut de référence du football international. Championne d’Europe en titre, la Roja disputera seulement la deuxième finale de Coupe du monde de son histoire, après celle remportée en Afrique du Sud en 2010. Elle affrontera dimanche l’Angleterre ou l’Argentine avec l’ambition de réaliser un prestigieux doublé Euro-Mondial.




